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pourquoi changer de république ?

  • Répertoriée 7 juillet 2022 5 h 10 min

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pourquoi changer de république ?

# Pourquoi changer de République : Une question démocratique fondamentale

Le titre « Pourquoi changer de République ? » soulève une question profonde et essentielle. C’est une réflexion citoyenne et politique qui interroge nos institutions, nos valeurs et notre avenir. Aujourd’hui, de nombreuses voix se dressent en faveur de majorer le chant des « Changeons de République » et pourraient être porteuses d’un véritable changement de la Ve République à une Sixième République. Pierre Dharréville, éditorialiste et acteur politique, donne ses réponses à cette question dans son article du Club de Mediapart. Cela mérite une analyse approfondie.

Dans le passé, depuis la Révolution française, des crises majeures ont conduit à des changements de régime. Néanmoins, aujourd’hui – malgré la complexité et la diversité des enjeux contemporains – des soucis majeurs concernant les institutions existantes nous poussent à poser la question du changement. Par exemple, la crise démocratique, l’augmentation du pouvoir exécutif, et l’efficacité des parlementaires sont autant de questions qui montrent que la Voie royale n’est pas facile pour la Ve République.

On pourrait objecter que la voie du changement constitutionnel est en général suivie suite à une crise politique, mais Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, est d’avis que la Ve République souffre d’une crise démocratique. Il s’agit donc de considérer le changement comme une nécessité à laquelle nous sommes confrontés actuellement.

Pierre Dharréville appuie cette pensée dans son article : « La République française doit-elle être réformée ou transformée pour répondre aux défis d’un monde en constante évolution ?  » Selon lui, cette politique serait favorable à une plus grande participation du citoyen et favoriserait davantage l’égalité.

La question croule sous les questions. Comment changer de République ? Quelles seraient les alternatives ? Les réformes qui pourraient être portées seront-elles suffisantes ? Pierre Dharréville évoque à propos de cela plusieurs options pour changer la Ve République :
– Le renforcement des pouvoirs parlementaires (députés, sénateurs) pour contrôler davantage l’exécutif et offrir la possibilité de proposer des projets de loi.
– La suppression du Sénat pour modifier l’équilibre des pouvoirs.
– La possibilité de renforcer les pouvoirs de la Commission des finances.

Une autre voie serait de créer une Sixième République, comme le suggère en France le Club de Mediapart et certains partis politiques. Selon Michel Onfray, « la question du changement n’est pas seulement technique, mais aussi fondamentale, et elle relève avant tout d’une quête d’égalité des chances et d’inclusion ». Une telle révolution constitutionnelle permettrait également de redéfinir le rapport entre l’État et les citoyens, les pouvoirs publics et le pouvoir politique, et créerait un cadre politique plus équitable et démocratique.

Le changement risque-t-il de créer plus de problèmes que de solutions ? Le coût et le temps nécessaires pour mettre en œuvre ces réformes seraient importants, mais la question essentielle reste : pouvons-nous pousser notre gouvernement à prendre des mesures radicales pour changer la République ?

De plus, nous devrions nous rappeler que tout changement constitutionnel exige une forte mobilisation des citoyens et une véritable réflexion collective, mise en scène par une assemblée constituante élargie. De nombreux débats seront à mener, mais aussi des marchés, des réunions de nombreux acteurs de la société civile et des organismes représentatifs. Cela va de la sensibilisation à la définition des sujets à aborder, des procédures à mettre en œuvre, aux instruments de contrôle de la rupture.

Notre système actuel dispose toujours d’un certain nombre de mécanismes qui permettent de modifier notre système politique : les amendements constitutionnels, la ratification des traités internationaux, le référendum, les compétences des parlementaires, et d’autres outils. Mais l’auteur soulignait plus particulièrement un élément de déséquilibre: la majorité présidentielle. Cela permet au président de gouverner une politique forte et nette, mais ça peut aussi porter atteinte au rôle du parlementaire et à la démocratie parlementaire au sens large.

En outre, des organisations comme les commissions de la Constitution et de la Réforme de la Ve République de Gauche, qui promeuvent une sixième République fondamentale, proposent des solutions ambitieuses pour résoudre ces dysfonctionnements : une République confédérative, une République participative et une République écologique. Outre ces formes idéales du futur état de notre nation, ces concepts montrent que ce qu’on en attend est une République plus solide, plus attentive à l’ensemble de la population.

Pour conclure, changer de République représente bien sûr un enjeu majeur. Il implique des transformations profondes de notre système politique et social, dans le but de créer une République plus égalitaire, inclusive et éclairée. En outre, cela implique également de provoquer une profonde réflexion sur notre identité nationale et sur la façon dont nous gouvernons notre pays. Dans ce contexte de questions démocratiques fondamentales, il est important de continuer à la débat.

La proposition d’une Sixième République est un sujet en constante évolution, et il ne faut pas l’accorder à la légère. Elle peut néanmoins constituer un vecteur de transformation politique et sociale bénéfique, et symbolise une volonté de participer activement à la construction d’un avenir meilleur. Changer de République signifie qu’il est possible de notre monde d’aujourd’hui, par nous-mêmes, vers un monde plus juste, plus égal. Cela démontre que, face aux défis contemporains, les institutions actuelles ne sont plus à la hauteur et que nous sommes confrontés à la nécessité de créer un modèle politique différent pour notre pays.

Il est grand temps que nous abordions les questions qui nous hantent et que, comme un cycle bien adapté aux besoins actuels de notre société, nous prenions activement la direction de notre destin. Rien ne dit que la République française d’aujourd’hui est inébranlable. Si la Seconde République a été suivie de la Troisième, celle-ci à la Quaratrième, et celle-ci enfin à la Cinquième, la Cinquième peut bien être suivie d’une Sixième si c’est le grand souhait des citoyens français.

Le débat est ouvert, et il est impératif que nous l’entreprenions avec conscience et détermination.
Le défi : comment conserver le meilleur de la Ve République tout en remodelant le cadre institutionnel pour qu’il réponde davantage aux besoins des citoyens ? C’est vers cette direction que nous devrions peut-être orienter nos efforts.

Quelle image souhaitons-nous pour l’avenir de notre République ? Quelle structure politique souhaitons-nous pour le monde d’aujourd’hui et de demain? Il est grand temps de répondre à ces questions et donc enfin, de changer pour mieux. Cela pourrait être l’occasion de faire éclore une nouvelle ère.

L’histoire nationale française est riche et à l’épure nous avons toujours œuvré à l’amélioration de la participation citoyenne et à la liberté et à l’égalité. Alors, pourquoi pas celle-ci ? C’est un risque, en effet, mais comment pouvons-nous saisir les défis de notre époque sans relever les défis qui s’offrent à nous ?

Nous avons devant nous une aube, un tournant dans l’histoire française qui ne peut être ignoré. Alors, est-ce que c’est le moment de s’engager avec des idéologies novatrices et ouvertes à la réforme ? Le sentiment d’injustice est pourtant palpable dans les rues.

Que nous aimions ou non la République, une chose est certaine : nous sommes à une croisée des chemins et nous devons faire des choix. Changer de République serait un pas dans la direction d’une plus grande justice sociale et d’une plus grande démocratie. Cette voie pourrait nous rappeler ce dont nous sommes capables et pourrait reconquérir la confiance qu’on a en nos institutions.

Finira-t-on par décider de relever ce grand défi et de tirer les conclusions nécessaires? Serons-nous réellement à la veille d’une nouvelle ère pour le refondage de la République française ? Ces sont des questions qui méritent d’être posées et davantage réfléchies.

Changer de République ne serait pas une attaque à l’histoire ni une révision punitive du passé. Cela représenterait plutôt une reconnaissance de l’évolution des évolutions sociales et politiques et une volonté de veiller à ce que notre système continue de se développer et d’offrir un cadre favorable à la démocratie et au bien-être de tous. Dans l’histoire, de nombreux pays ont réussi à faire évoluer leur système politique de manière à rester réactifs et adaptés aux défis de leur époque, et à fournir un cadre politique adéquat aux besoins et attentes actuels de leurs citoyens. Il est grand temps que nous fassions preuve de créativité, de courage et de détermination pour affronter le défi qui s’impose à nous : celui de reformuler notre République pour lui permettre de faire face aux défis des années à venir.

Quels changements mettre en place exactement, c’est une grande question. Toutefois, un accord peut probablement être trouvé sur le fait que de nombreuses réformes sont nécessaires pour notre République. Par conséquent, l’invitation à changer de République n’est pas une menace sans importance, mais plutôt un rappel percutant de notre capacité à innover et à rester un modèle démocratique solide et inspirant pour d’autres nations.

Au final, les questions que nous devons nous poser ne sont pas si différentes de celles qui ont permis la naissance des cinq précédentes Républiques français : comment concevoir notre société pour qu’elle soit plus juste et plus égalitaire ? Comment garantir la défense des droits de l’ensemble de la population ? Comment créer un système politique qui serve réellement le peuple et qui ne se limite pas au pouvoir d’un individu ? Ces questions sont toujours d’actualité et méritent d’être posées à nouveau pour permettre aux citoyens de nourrir leur vision pour un avenir meilleure et éclairé.

La conversation sur la VIème République n’est pas nouvelle, et son existence trouve diverses justifications. Que cela ait un impact durable dépendra de la volonté des Français de la République, des citoyens français et des élus à en faire une réalité. Le choix de continuer en l’état d’actu ou de renouveler régimen politique est un choix fondamental pour l’avenir de notre pays. Il est grandtemps que nous prenions le relais et prissions en charge notre avenir politique. En fin de compte, changeons parce que nous pouvons le faire, changeons pour le changement. Changeons pour une VIème République, qui à travers sa réforme pourrait vraiment entendre et respecter le peuple français.

Changeons pour un avenir plus meilleur.

   

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